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L’état déplorable de la politique québécoise - Par Jérémy Bordeleau

Lettre ouverte
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Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je ne me reconnais pas dans les partis du paysage politique québécois. Pourtant, je suis un jeune homme blanc issu de la classe moyenne, ne devrais-je donc pas naturellement trouver mon comble dans cet environnement? Ma réponse est non. Ce qui nous est présenté dans les élections que nous vivons pourtant relativement souvent est, pour la grande majorité des cas, un remâchage de vieilles idées, d’enjeux du passé, voilé par une vague de grands mots et de grandes promesses qui semblent se rattacher à des enjeux d’aujourd’hui.

Dans cette lettre, je vais parler du manque flagrant de diversité dans nos options de dirigeants et de leur manque de nouvelles idées concrètes qui peuvent amener notre société à progresser ainsi que du dommage que ce type de paysage politique peut avoir sur la jeunesse.

Premièrement, je vais vous lister qui sont nos chefs de partis au provincial, ainsi que leurs âges.

  • François Legault (CAQ) : 64 ans
  • Éric Duhaime (Parti Conservateur) : 52 ans
  • Dominique Anglade (Parti Libéral) : 47 ans
  • Paul St-Pierre Plamondon (Parti  Québécois) : 44 ans
  • Gabriel Nadeau-Dubois (Québec Solidaire) : 31 ans

Comme vous voyez sûrement, à l'exception de Mme Anglade, toutes ces personnes sont blanches, elles sont toutes cisgenres et hétérosexuelles. Sauf Gabriel Nadeau-Dubois, ils sont tous âgés de plus de 40 ans (moyenne d’âge des chefs : 49,3).  Le paysage politique québécois est l’antonyme de la diversité.  Je ne connais pas personnellement de jeunes qui se reconnaissent dans un des partis. Il est impossible d’avoir un réel progrès pour notre société, notre économie, dans une telle situation. Si personne n’interpelle les jeunes, ils ne s’intéresseront pas à la politique et la majorité des électeurs seront d’âge plus avancé. D'ailleurs, selon Élections Canada, le taux de participation en 2015 des jeunes de 18-24 ans était d’environ 38% et pour les 65-74 ans, c’était un 75%. La différence est marquante et nous aide à comprendre pourquoi nous en sommes rendus là. Les jeunes s’y intéressent de moins en moins et la situation ne semble pas s’améliorer et il manque de mesures pour les retenir.

En gros, il est extrêmement dommage que l’état de la politique québécoise en soit rendu là, même que tout ceci est aussi applicable à plusieurs autres provinces et pays. Tout ceci ne s’en va nulle part, nous avons besoin de changement. Nous devrions mettre en place des programmes d’éducation politique plus accessibles à des minorités visibles ou non visibles pour élargir le public cible de la politique et des débats, autant ceux télévisés à heure de grande écoute que les assemblées municipales plus locales où il est aussi possible d’avoir accès à une tribune pour se faire entendre. J’encourage tous ceux et celles qui ont de la difficulté à se reconnaître dans notre société à prendre des démarches pour en connaître plus et entraîner un changement.

Myriam Mongrain et Geneviève Girard souhaitaient permettre à nos jeunes et à nos partenaires de prendre la parole, notamment par rapport à la pandémie. Elles ont donc créé le projet « Lettre ouverte » qui permet de s’exprimer par rapport à un enjeu de société. Si tu souhaites réagir à un enjeu, écris-nous.  

Publié par

Geneviève Girard
J’ai créé ma première entreprise de vente itinérante à l’âge de 5 ans et un journal étudiant en 6e année, je suis une passionnée d’entrepreneuriat et d’implication citoyenne! À preuve, j'ai participé à un conseil d’administration d’une entreprise d’économie sociale en démarrage et je suis collaboratrice pour un blogue sur l’achat local.
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