Aller au contenu principal

Préposé.e aux bénéficiaire : un métier, une vocation!

Monde du travail
préposé aux bénéficiaires
Corps

Suite à l’annonce du gouvernement du Québec concernant la nouvelle formation Soutien aux soins d’assistance en établissement de santé, j’ai trouvé intéressant d'écrire un article sur ce métier que je considère d'une grande importance. Plus jeune, j’ai pu suivre l’évolution de ma mère dans ses fonctions et voir le tout le travail qui était autour de ces trois lettres P-A-B. C’est un emploi qui demande du savoir-faire, comme les techniques de déplacement sécuritaire, mais cette profession demande surtout du savoir-être, c’est-à-dire, faire preuve d’empathie et d’humanisme.

J’ai pu discuter avec Sophie et Yannick, deux jeunes travailleurs, afin d’avoir leur avis sur le métier. À leurs yeux, voici ce que représente les préposé.e.s aux bénéficiaires en 6 points !

1. Qu'est-ce qu'un.e préposé.e aux bénéficiaires?

Nous sommes des anges gardiens aux mille et un sens. Les PAB apportent une confiance aux patients et s’adaptent en étant attentifs.ves aux différents besoins de chaque patient.e. Les préposés.es aux bénéficiaires doivent aider les résidents et faire les soins nécessaires selon les différentes pathologies. Il faut avoir une bonne communication, et respecter les plans d'intervention en les bonifiant. La patience et le dévouement font partie des belles qualités d’un.e préposé.e.

2. Qu'est-ce qui te passionne dans ce métier ?

D'être entouré.e avec des gens qui veulent et souhaitent notre aide, et pouvoir prendre soin d’eux. Ce domaine permet de faire une différence dans la vie des résidents.es. C’est un métier qui te permet d’être polyvalent.e (soins, service aux tables et relation d’aide) et qui nous fait grandir comme personne.

3. Quelles sont les difficultés ?

Respecter les temps accordés à chacune des tâches par rapport aux soins à prodiguer, ne pas oublier de retranscrire toutes les informations et de rappeler s’il y a des changements ou problèmes en ce qui concerne la santé des personnes âgées dans leur dossier. Être PAB demande une bonne mémorisation et un souci du détail afin de ne rien oublier!

Ce métier est aussi exigeant au niveau physique. Il faut souvent faire attention à sa posture afin de ne pas se blesser soi-même ou l’usager, si par exemple on tente de l’aider à se lever de sa chaise pour enfiler un pantalon.

Pour plusieurs d’entre nous, ce qui qui est le plus difficile, c'est d'apprendre qu’un.e bénéficiaire est décédé.e ou que son état est critique. En travaillant avec eux, nous apprenons à les connaître, nous devenons proches d’eux et nous créons des liens forts. C'est tout simplement difficile de s'habituer de les voir partir.

4. Une journée type ressemble à quoi ?

Tout d’abord, nous travaillons en équipe (de jour et de soir), nous commençons par vérifier le dossier des patients, et ainsi prendre connaissance des changements. Par la suite, il y a la tournée des activités de vie quotidienne et domestique (AVQ et AVD). Nous les accompagnons dans leur déplacement durant la journée afin de répondre à leur demande. Nous nous occupons du service aux tables et des collations. S'il y a des urgences, tout peut changer dans l’organisation de notre tournée. Nous devons être à l’affût de toutes situations et nous adapter à celles-ci. En cas de besoin, nous pouvons faire la réanimation cardiorespiratoire (RCR).

5. En quoi ce métier est-il valorisant ?

Le métier en soi! Car c’est une réelle vocation, il faut vraiment aimer ce que l’on fait pour le faire. Voir le sourire sur les visages et leur reconnaissance quand ils.elles disent que nous sommes importants pour eux. Ça fait toujours du bien et ça fait notre journée ! Pour nous, la valorisation du métier passe par le bien-être des patients, de découvrir le bonheur dans leurs yeux et la complicité que nous développons avec eux.

6. Le mot de la fin…

Être préposé.e.s aux bénéficiaires, c’est être une personne avec une facilité d’adaptation, qui est rassurante et empathique. Être une personne organisée, à l’écoute de l’autre et de ses besoins. C’est aussi apprendre à connaître les résidents.es et créer un lien avec eux. C’est un moment d’échange et de partage. La patience et la joie de vivre sont importantes dans le métier, car malgré les difficultés, nous sommes des rayons de soleil.

 

Si tu te poses des questions sur les formations qui mènent à cette profession, écris-nous!!

 

Publié par

Christopher Boc
C'est avec un diplôme de comptabilité en poche que j’ai décidé de quitter mon pays natal pour vivre une nouvelle aventure. Avec ma personnalité sensible et ma joie de vivre, j’ai fait un retour aux études en techniques de travail social. J'ai toujours aimé voir la beauté de l'évolution des jeunes et les regarder s’épanouir. Petite âme créative dans mes temps de loisirs, j'aime la danse et déguster les mets du monde!