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Comment faire pour réussir à l’école (ou en emploi) avec un trouble anxieux?

Monde citoyen
Stress vs anxiété
Corps

Tu croises un individu qui se déplace en béquille le pied dans le plâtre.  Quand tu lui demandes ce qu’il s’est passé, il te répond qu’il est tombé du toit de sa maison.  Ouch !  Ça dut être douloureux.  Tu croises maintenant une autre personne.  Visiblement, cette personne ne présente aucune blessure.  Tu poursuis donc ton chemin.  Ce que tu ne sais pas, c’est que cette personne vit avec un trouble d’anxiété.  Certes, il est beaucoup plus évident de comprendre et de remarquer un problème de santé physique que de santé mentale.  Mais en quoi l’un ou l’autre est-il plus important, plus sérieux, plus douloureux ?

Stress VS anxiété

Vivre du stress sporadiquement, c’est totalement normal.  La définition du stress se résume par des inconforts physiques en lien avec des éléments réels de la vie immédiate d’une personne.  Les inquiétudes rattachées à ce stress s’arrêtent principalement à l’anticipation d’une seule conséquence négative.  Ex. : Si je ne passe pas cet examen, je n’aurai pas mon diplôme.  L’anxiété, quant à elle, nous amène à une autre étape.  Elle s’exprime par un malaise physique quasi intolérable reliée, la plupart du temps, à l’anticipation d’un évènement négatif qui a un risque d’arriver.  La personne anxieuse se crée des monologues intérieurs excessifs et irréalistes.  Ex. : Si je ne passe pas mon examen, je n’aurai pas de diplôme, je n’aurai jamais de job, je vais être endetté, je vais devoir faire faillite, je vais finir sans abri, etc.  Ces inquiétudes incontrôlables sont des grugeurs d’énergie et d’attention.

À quel moment parle-t-on d'un trouble d’anxiété ?

Il existe plus d’un type de trouble d’anxiété : phobie sociale, trouble obsessionnel compulsif (TOC), trouble de stress post-traumatique et trouble d’anxiété généralisée (TAG) pour ne nommer que ceux-ci.  La santé mentale se définit par un état de bien-être.  Il est possible de soupçonner la présence d’un trouble d’anxiété lorsqu’il y a une souffrance interne.  À ce moment, il est très difficile d’accomplir les tâches quotidiennes : aller au travail ou à l’école, se concentrer pendant la journée, aller voir des gens, s’occuper de son hygiène personnelle et les difficultés de la vie deviennent une montagne et on sent que le train n’est plus tout à fait sur les rails.

5 conseils

1. Utilise l’énergie accumulée

Utilise une balle dans ta main pour te libérer de cette tension, secoue tes mains, coure sur place ou étire-toi lorsque tu en as l’occasion.  Bref, libère cette énergie de la façon qui te convient le mieux.  Le corps de nos ancêtres de la préhistoire menacés par un mammouth dégageait de l’énergie afin d’augmenter leur endurance à combattre ou à fuir. Aujourd’hui, ton corps agit de la même façon.  Cependant, as-tu vu quelqu’un prendre ses jambes à son coup pendant un examen ? 

2. Visualisation

Lorsque tu es en classe et que le stress se montre le bout du nez, ferme les yeux et rappelle-toi d’un moment heureux que tu as vécu.  Ce souvenir envoie un message à ton cerveau différent que celui du stress et permet ainsi d’inverser la réaction de ton corps.

3. Amuse-toi

Va voir des amis qui te font rire, achète des billets de spectacle d’humour, visionne des films comiques, lit des blagues sur ton cellulaire, etc.  Le rire fait sécréter une substance contraire au stress et le diminue.

4. Utilise la bonté

Sans devenir Mère Térésa 2.0, essaie d’offrir de petits gestes gentils pour te sentir mieux.  Complimente tes amis, affiche ton plus beau sourire en entrevue, tiens la porte à un étranger, etc.  Bref, mets du positif ! Une recherche a démontré que chez l’humain, le simple fait d’être témoin d’actes bienfaisants a comme effet d’augmenter le nombre de cellules immunitaires dans le sang.  Ce genre de message positif est donc un moyen très puissant pour diminuer le stress.

5. Prends un temps d’arrêt

Il est important d’instaurer dans sa routine un temps d’arrêt pour soi.  Prends un petit 30 min dans ta journée sans distraction pour laisser aller ton hamster.  Il sera plus essoufflé dans sa course au dodo.  Va promener ton chien pendant un petit moment avant le souper.  Les moments où nous sommes seuls avec nous-mêmes se font rares.  Toutes tes activités quotidiennes empêchent ton cerveau de réfléchir ; écouter la télévision, écouter le professeur, travailler dans ses papiers au bureau…  Le seul moment où le cerveau peu enfin laisser libre court à ses pensées, c’est quand le corps s’allonge dans son lit.   

Conclusion

Vivre une vie sans stress, c’est impossible.  Apprendre à vivre avec le stress, c’est possible.  Il arrive cependant que certains petits trucs ne réussissent pas à tout gérer ce fléau.  Il est important de savoir qu’il existe des ressources pour t’aider.  Un professionnel de la santé pourra t’accompagner dans ce que tu vis.  À l’école, il est possible de discuter avec un intervenant, un travailleur social, un psychologue ou un psychoéducateur.  Au travail, vérifie s’il existe un programme d’aide aux employés ou si tu as des assurances qui te permettent d’aller voir un spécialiste.  Il est important que tu prennes soin de ta santé.  Si tu avais le pied cassé, tu irais à l’urgence sans tarder.  Si l’équilibre de ton esprit est cassé, pourquoi n’aurais-tu pas le même réflexe ?

Publié par

Nataëlle Martel
Passionnée de psychologie depuis ma tendre adolescence, je n’ai cessé de casser les oreilles de mes proches à ce sujet. Fort heureusement, je peux maintenant baigner dans ma passion quotidiennement dans le cadre de mon travail. Bon … des fois encore à la maison! Je crois au pouvoir de chacun et adhère à la pensée que tout part de soi. Intervenante au CJE, j’ai la chance de côtoyer des gens qui me permettent d’apprendre un peu plus chaque jour.
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