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Dépendant ? Moi ? pff…! PRENDRE LE RISQUE DE BIEN S’INFORMER

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«Des fois, je pouvais être pluggé 40h semaines sur ma x-box.», «Aujourd’hui, ça fait 6 mois que j’ai pas bu.», «Avant ma thérapie, j’aurais passé ma soirée dans les machines.», «J’ai recommencé à voir mes amis/es. Ça m’a tellement manqué.»

Ces phrases-là ne sont pas les seules à refléter un passé de consommation. Si nous connaissons tous un humain dans notre entourage ayant vécu avec une dépendance, c’est parce que la consommation de drogue, d’alcool, ou des jeux de hasard et d’argent a des impacts sur tout le monde. Que ce soit de manière directe ou pas. Heureusement que les consommateurs et leurs proches peuvent bénéficier d’aide pour retrouver l’équilibre afin de s’épanouir dans une vie saine.

C’est dans le cadre de la Semaine de la sensibilisation des dépendances 2019 que j’ai voulu écrire un article d’une importance significative selon moi. Ma mission en écrivant ces lignes est de vous informer, vous sensibiliser et de vous apporter une autre perspective sur la consommation et la connaissance de soi tout en vous ajoutant des outils dans votre baluchon. Depuis longtemps, les jeunes sont informés sur les risques de la consommation des substances sans pour autant être en mesure de définir qu’est-ce qui fait qu’ils deviendront dépendants d’une substance et pourquoi la dépendance peut prendre autant de place dans une vie.

DÉFINIR ENSEMBLE POUR MIEUX COMPRENDRE

Donc avant tout, j’aimerais définir quelques termes que l’on entend souvent, sans nécessairement bien les comprendre : préventif et curatif, facteurs de risque, facteurs de protection, addiction et multidimensionnelle.

Les interventions faites auprès des personnes dépendantes sont quotidiennement effectuées de manière préventive ou curative. Le préventif, c’est empêcher des conséquences qui peuvent être imminentes et le curatif, c’est agir sur les conséquences un coup qu’elles sont déjà présentes. Ces modèles d’interventions sont nécessaires, car ils permettent à notre société d’agir sur le rétablissement des personnes dépendantes, tout en aidant la société à rester fonctionnelle. Ces façons de travailler sur ce problème social apportent aux jeunes et aux adultes un élément primordial: celui de bien connaître les substances et les risques associés à l’ingérence de celles-ci.

Si ces modèles sont essentiels, celui de la sensibilisation l’est d’autant plus, car c’est ce modèle qui favorise une meilleure connaissance de soi et du même fait, une meilleure connaissance des zones de vulnérabilité dans sa vie et c’est principalement là-dessus que repose la mission de la Semaine de la sensibilisation aux dépendances 2019. Des résultats ont démontré « qu’une meilleure connaissance de soi représente l’un des facteurs de protection les plus significatifs pour prévenir les problèmes reliés à la consommation et favoriser le développement des compétences personnelles et sociales des jeunes. » [1]  

Afin de bien comprendre ses habitudes, il est important de faire la liste de nos facteurs de risque et nos facteurs de protection. Un facteur de protection, c’est ta famille qui peut t’écouter quand tu en as besoin, c’est avoir des activités qui te font du bien à long terme, c’est un professeur en qui tu as confiance, c’est ton intervenant, ce sont tes amis qui sont là pour t’aider à devenir une meilleure personne pour toi, ce sont les promenades que tu fais avec ton chien, c’est de pratiquer ton sport préféré, c’est tes implications dans ta communauté, etc. J’aurais pu continuer à l’infini, car des facteurs de protection, tout le monde en a et ils peuvent être différents pour tous. Un facteur de protection en résumé, c’est ce qui influence tes choix de vie de manière positive. C’est aussi ce qui aide à lutter contre les facteurs de risque.

Un facteur de protection augmente la sécurité d’un individu ou d’une collectivité et un facteur de risque est ce qui peut te rendre vulnérable et t’influencer négativement. Tes facteurs de risques peuvent être les choses négatives que tu te dis sur toi-même (la petite voix intérieure qui te dit que tu n’es pas capable, par exemple), c’est peut-être une exposition fréquente à la violence, c’est parfois un trouble de santé mentale, c’est une fin de semaine dans un chalet avec des personnes qui vont consommer, c’est vivre beaucoup de stress, ce sont parfois des difficultés d’apprentissage, c’est une transmission de fausses croyances, ce sont des deuils, etc. Encore une fois, la liste aurait pu être très longue, mais vous comprenez le principe… Autrement dit, pour chaque facteur de risque, il est important de trouver un moyen pour protéger son équilibre personnel, social et même professionnel. Et cela est encore plus important si la consommation fait déjà partie de ta vie ou de celle d’une personne proche de toi.

Lorsqu’une société, ou qu’un organisme, visent à faire de la sensibilisation aux dépendances auprès des personnes, c’est pour qu’elles comprennent mieux également se qu’être addictif peut avoir comme impacts dans leur équilibre de vie. L’addiction, c’est une réaction chimique que le cerveau créer, basé sur un système de récompense. Par exemple, lorsque l’on gagne à la loterie, ou une quête dans un jeu vidéo, notre système cérébral de récompense sécrète alors de la dopamine (aussi appeler hormone du bonheur). Ce qui fait qu’après avoir gagné une fois, le cerveau aura tendance à vouloir répéter des comportements qui mènent à ce plaisir qu’est la « récompense ». En fait, le piège, c’est que le cerveau en redemandera plus et plus, et plus… jusqu’à ce que le cercle vicieux se referme. C’est pour cette raison chimique que les personnes dépendantes recommencent la consommation et/ou des comportements dépendants et ne peuvent s’arrêter, malgré qu’elles soient conscientes qu’elles perdent le contrôle sur leur vie. La récompense (sécrétion de dopamine) devient alors plus forte que les conséquences de la conso. Les conséquences sont alors multidimensionnelles. C’est-à-dire qu’elles affectent toutes ou presque les sphères de ta vie, souvent progressivement. Voilà juste ici un court métrage qui illustre parfaitement l’addiction et son cercle vicieux.  

DES RESSOURCES EN DÉPENDANCE À PORTER DE MAIN

Il existe plusieurs ressources pour t’aider toi ou un de tes proches. Si tu cliques ici, tu trouveras le répertoire des ressources pour l’ensemble du Québec et également pour la région de la Mauricie. De plus, les personnes âgées de 18 ans et moins peuvent recevoir de l’aide du Grand Chemin qui offre également une thérapie pour la cyberdépendance depuis maintenant un an environ.

Je te propose aussi une légère activité si tu as entre 16 et 35 ans, afin de valider tes connaissances sur le sujet : clique sur ce lien si ça t’intéresse.

Il y a également le site internet du gouvernement du Québec qui complète la liste avec une multitude de ressources et d’outils pour prévenir et te sensibiliser aux dépendances : https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/alcool-drogues-jeu/?utm_source=print&utm_medium=print&utm_campaign=MSSS_dependances_2019

En espérant que cet article vous aura été enrichissant! Bonne semaine de la prévention aux dépendances 2019 !

 

[1] Feuillet pour les intervenants produit dans le cadre de la Semaine de prévention des dépendances 2019. https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2019/19-001-13W.pdf

Publié par

Émilie Turcotte-Blais
Créative dans l’âme et exploratrice à temps plein, j’aime partager mon savoir dans mon milieu de travail et contribuer à sa mission : favoriser le bien-être des jeunes de notre région. Technicienne en travail social de formation, j’adore ajouter ma couleur dans mes interventions par la thérapie d’impact et l’introspection par l’art. Je crois forcément que l’art et l’intervention vont de pair ensemble et qu’ils permettront à de merveilleux jeunes de s’épanouir!